burundikids e.V.

Portraits of the Cam Pillows craftswomen – A project inspired by the Fondation Stamm and the German company COSYSPEED

Portraits des artisanes des Cam Pillows – Projet initié par la Fondation Stamm et la société allemande COSYSPEED

Cosyspeed-Logo

Les jeunes filles et femmes burundaises du centre d´accueil "Nyubahiriza" (qui signifie "Respecte-moi") de Kinama, un quartier pauvre de Bujumbura (capitale du Burundi), ont eu l'op-portunité de fabriquer des Cam Pillows. Ces réalisations sont des coussinets utilisés pour déposer les appareils photo et caméras afin d´éviter que ces derniers ne s´abiment. Grâce à ce projet innovateur initié par la société allemande Cosyspeed, les jeunes filles et femmes de ce centre mis sur pied par la Fondation Stamm (une organisation locale non gouvernementale) peuvent attirer l'attention sur leur passé, leur présent et leur futur grâce à leur talent de couturières.

The start of the Cam Pillows project has been valuable to the young girls and women from “Centre Nyubahiriza”.

Cam Pillows, une valeur ajoutée pour "Nyubahiriza". La mise sur pied de ce projet de Cam Pillows a apporté un plus aux jeunes filles et femmes du centre "Nyubahiriza". En effet, la coopération entre le foyer du quartier de Kinama et l´entreprise allemande Cosyspeed a donné une valeur importante au travail de ces couturières pensionnaires du centre. De personnes bénéficiaires d´une aide, les jeunes filles et femmes de "Nyubahiriza" se sont transformées en forces productives. Le projet de Cam Pillows les a aidées à oublier leur destin souvent douloureux pour qu´elles puissent aller de l´avant et vivre de façon digne tout en étant estimées. "Tububahirize, Respectons le" pour cela.

A travers leurs portraits, découvrez le visage des mains qui ont conçus les Cam Pillows. Bien qu'ayant dû faire face à des difficultés majeures qui les ont contraintes à trouver refuge au centre d´accueil "Nyubahiriza", toutes ces jeunes filles et femmes s'accordent à dire que c'est grâce à la Fondation Stamm qu´elles ont repris goût à la vie. L´aide apportée par l´organisation à travers le centre leur permet en effet de se reprendre en mains, de reprendre confiance et de planifier leur vie future et celle de leurs enfants.

Libérate

Libérate Ngabirano, 19 ans, a rejoint le centre pour jeunes mères célibataires en mai 2013

Libérate Ngabirano, 19 ans, a rejoint le centre pour jeunes mères célibataires en mai 2013. A son arrivée à «Nyubahiriza», Libérate était enceinte de son enfant. Comme d´autres avant elle, cette jeune femme originaire de la province de Ngozi avait décidé de venir travailler dans la capitale dans l´espoir d´aider sa mère qui était devenue chef de famille à la mort du père de Libérate. La jeune femme a finalement pu trouver un emploi comme nounou. Lorsqu´elle fut violée et tomba également enceinte de son violeur, Libérate fut renvoyée par sa patronne. Dans son malheur, la future mère fut soutenue par la sœur de son ancienne patronne. C´est cette dernière qui a en effet aidé Libérate à trouver refuge au centre de Kinama. C´est après son arrivée à «Nyubahiriza» que la jeune femme a donné naissance à son petit garçon. La jeune mère suit actuellement une formation en couture et rêve d´exercer le métier de commerçant. «Grâce à cela, j´aurai la chance d´offrir de meilleures perspectives d´avenir à mon fils», confie Libérate.

Nadine

Nadine, 21 ans, est arrivée au centre en janvier 2013 avec son petit garçon.

Nadine, 21 ans, est arrivée au centre en janvier 2013 avec son petit garçon. Cette jeune mère originaire de la province de Kirundo qui a non seulement perdu tous ses frères et soeurs est éga-lement orpheline. Avant son arrivée au centre "Nyubahiriza", la jeune mère vivait dans la rue avec son enfant. Depuis sa prise en charge par la Fondation Stamm, Nadine déclare : "La vie est beaucoup plus stable pour mon fils et moi. Vivre au centre nous permet à tous les deux d´être logés, nourris et d´avoir accès à des soins médicaux". Cette stabilité retrouvée passe notamment par la formation en couture que Nadine suit au centre. Malgré le fait que la jeune mère ait été déscolarisée dès son plus jeune âge, la formation qu´elle reçoit lui permet à présent de rêver à une vie meilleure pour elle-même et son enfant.

Joselyne

Joselyne a pour sa part trouvé refuge au "Centre Nyubahiriza" après avoir été violée.

Joselyne a pour sa part trouvé refuge au "Centre Nyubahiriza" après avoir été violée. Cette orpheline de père et de mère était venue à Bujumbura dans l´espoir de trouver un travail et vivre mieux. Mais c´est sur son lieu de travail qu´elle fut violentée et mise enceinte. La prise en charge et la protection que cette adolescente de 16 ans reçoit grâce à la Fondation Stamm l´aide à avancer. La jeune mère originaire de la province de Kayanza déclare également qu´elle considère maintenant les autres mères célibataires et responsables du centre comme sa nouvelle famille. Sa formation en couture lui permet également de redonner un sens à sa vie. Malgré tout ce qu´elle a déjà vécu, Joselyne affirme avoir retrouvé le sourire et espérer de nouveau avoir une vie meilleure pour elle et son enfant. Elle rêve d´exercer le métier de tailleur.

Annick

Annick, 21 ans, n´a pas eu une vie facile. Après avoir perdu sa mère, son père s´est remariée à une femme qui la maltraitait elle et ses frères.

Annick, 21 ans, n´a pas eu une vie facile. Après avoir perdu sa mère, son père s´est remariée à une femme qui la maltraitait elle et ses frères. Et lorsque la jeune fille a été violée et mise enceinte par un inconnu, elle fut chassée de chez elle. C´est un fait, de nombreuses victimes de violences sexuelles comme Annick ne sont ni soutenues ni aidées ; mais se voient plutôt expulsées de chez elles par leurs propres familles. Annick déclare avoir cherché refuge et protec-tion auprès du "Centre Nyubahiriza" par l´intermédiaire d´une mère célibataire réinsérée grâce à l´un des nombreux projets sociaux de la Fondation Stamm. L'intégration de la jeune mère, accueillie au centre en juillet 2013, lui permet d'une part de protéger sa fille en lui offrant un toit et de la nourriture; et d'aspirer d'autre part à une meilleure vie professionnelle et sociale grâce notamment à la formation en couture qu´elle suit. Maintenant que sa vie s´améliore, cette jeune mère originaire de Bujumbura Rural rêve d´exercer à la fois le métier de tailleur, de cultivateur et d´éleveur de bétails.

Aline

Aline s´est tournée vers la Fondation Stamm en novembre 2012 après que son ami de longue date, qui avait promis de l´épouser, a refusé de reconnaitre les jumeaux qu´elle portait comme étant les siens.

Aline s´est tournée vers la Fondation Stamm en novembre 2012 après que son ami de longue date, qui avait promis de l´épouser, a refusé de reconnaitre les jumeaux qu´elle portait comme étant les siens. Après avoir accouché, la jeune mère de 22 ans a connu des temps difficile: elle n´avait pas de père pour ses enfants, aucun moyen pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses bébés, ni quelqu'un pour les soutenir ou les assister. Trouver refuge au "Centre Nyubahiriza" fut providentiel pour cette orpheline de père et de mère originaire de la province de Karuzi. Avant son arrivée au centre, Aline désespérait car elle ne voyait pas comment parvenir à prendre en charge sa petite fille et son petit garçon. La jeune femme l´affirme, la Fondation Stamm lui a offert une seconde chance. Son rêve? Devenir commerçante.

Claudine

Claudine a été victime d'un viol alors qu´elle n´était encore qu´une élève en primaire.

Claudine a été victime d'un viol alors qu´elle n´était encore qu´une élève en primaire. Comme c'est le cas pour de nombreuses victimes de viol, Claudine n'a jamais pu reconnaitre l'auteur de cet acte criminel. Avant son arrivée au "Centre Nyubahiriza", cette jeune mère de Gitega déclarait que sa vie n´avait plus aucun sens et qu´elle était gâchée. Mais grâce notamment à la prise en charge et à l´aide qu´elle et sa petite fille continuent de recevoir au centre, elle a pu surmonter cette épreuve et elle peut à présent affirmer que leur "vie continue et continuera aisément". La jeune mère de 20 ans, qui rêve de devenir couturière, fournit à présent tous ses efforts dans la formation qu´elle reçoit. Elle affirme même commencer à maitriser les techniques de mesurage et celles utilisées pour dessiner les habits.

Alice

Alice, 20 ans, fait partie de ces jeunes femmes qui ont quitté leur région natale pour venir s´installer à Bujumbura en espérant y trouver une vie meilleure

Alice, 20 ans, fait partie de ces jeunes femmes qui ont quitté leur région natale pour venir s´installer à Bujumbura en espérant y trouver une vie meilleure. Dans son cas, sa venue dans la capitale est due à sa mésaventure avec un homme. Ce dernier a en effet profité de sa pauvreté pour lui faire de vaines promesses. Et quand la jeune femme de la province de Mwaro a appris sa grossesse et l´a annoncée au futur père, ce dernier a fui et Alice a été chassée de chez elle par sa famille. C´est par la suite que la jeune mère se décida de tenter sa chance dans la capitale. Mais sa nouvelle vie ne se résumait qu´à plus de misère et de pauvreté. C´est pour mettre fin à ces difficultés qu´Alice s´est tournée vers "Nyubahiriza". Son arrivée au centre lui a permis de ne plus dormir dans des kiosques et d´offrir une vie meilleure à sa fille. La jeune femme affirme également que les formations qu´elle suit au centre lui permettent de croire de nouveau pour réaliser son rêve: devenir commerçante.

Bélyse

Grâce à la chance qu´elle a eu de pouvoir reprendre sa scolarité, Bélyse peut croire à son autre miracle: devenir médecin.

Bélyse est une autre jeune fille qui est tombée enceinte et dont le père de l´enfant a refusé d´assumer ses responsabilités. La jeune mère originaire de Bujumbura Mairie a également été chassée de chez elle par sa propre mère et par son beaupère. Avant de trouver refuge au centre pour jeunes mères célibataires en janvier 2011, Bélyse vivait dans la rue avec son enfant. Sa nouvelle vie au centre lui a permis de reprendre le chemin de l´école et de se sentir de nouveau en famille parmi les autres jeunes filles et femmes du lieu. La jeune mère de 22 ans apprécie également le dévouement des personnes qui travaillent et s´occupent de "Nyubahiriza" ; ainsi que les conseils qu´elles prodiguent. Grâce à la chance qu´elle a eu de pouvoir reprendre sa scolarité, Bélyse peut croire à son autre miracle: devenir médecin.

Claudine

Claudine a été accueillie au «Centre Nyubahiriza» avec son petit garçon après avoir été chassée du domicile conjugal par son mari.

Claudine a été accueillie au "Centre Nyubahiriza" avec son petit garçon après avoir été chassée du domicile conjugal par son mari. La prise en charge que cette mère de 20 ans reçoit grâce à la Fondation Stamm lui permet d´aller de l´avant. C´est également au foyer qu´elle suit des cours d´alphabétisation. Ces cours sont en effet des prérequis pour que la jeune femme originaire de Ngozi puisse suivre sa formation en couture dispensée au foyer. Elle avoue en outre que sa vie au centre et l´aide qu´elle y reçoit lui permettent de se prendre en mains. Elle déclare également être à présent seule responsable de son avenir, de son futur. Claudine rêve d´exercer à la fois le métier de tailleur et de commerçant.

Cynthia

Cynthia, 20 ans, a été accueillie au centre en mai 2013 après avoir été victime de sévices sexuels et mise enceinte.

Cynthia, 20 ans, a été accueillie au centre en mai 2013 après avoir été victime de sévices sexuels et mise enceinte. Cette jeune mère, qui a subi la perte de ses deux parents, a effectué de multiples petits boulots pour pouvoir survivre et nourrir son petit garçon. Cynthia déclare que son accueil et sa vie à "Nyubahiriza" lui ont permis de se réorienter. Depuis sa prise en charge par la Fondation Stamm, la jeune femme originaire de la province de Ngozi affirme également être satisfaite de sa vie et pouvoir bénéficier de tout ce dont elle et son fils ont le plus besoin: un endroit pour dormir, se nourrir et qui permet d´avoir accès à des soins médicaux. C´est en plus grâce au centre que Cynthia peut suivre des formations qui lui permettront d´être autonome. La jeune mère espère elle aussi exercer un jour le métier de commerçante.

Les formateurs de «Nyubahiriza»: indispensables pour le centre et ses pensionnaires

Les formateurs de "Nyubahiriza": indispensables pour le centre et ses pensionnaires

La confection des Cam Pillows n'aurait pas été réalisable sans Apollinaire, chef couturier et formateur du centre "Nyubahiriza"; ou encore Spès, Ashura, Sévérin et Joselyne qui y travaillent en tant que brodeurs et formateurs en couture. Les cinq employés déclarent également que la Fondation Stamm les aide à avoir une vie meilleure grâce à leur emploi stable; tout comme l'organisation vient en aide aux jeunes filles et femmes de "Nyubahiriza".